
Il est possible de bénéficier d’un renouvellement MDPH pour continuer à percevoir des droits comme l’AAH, la PCH, la RQTH ou la carte mobilité inclusion. Comment entamer la procédure ?
Résumé de l’article
Le certificat médical simplifié peut être utilisé lors d’un renouvellement MDPH uniquement si le handicap est strictement stable. Il reste obligatoire pour tout renouvellement, mais sa version allégée s’applique lorsque quatre conditions cumulatives sont remplies : même médecin que précédemment, état de santé inchangé, impacts quotidiens identiques et traitements stables. Le formulaire utilisé est le Cerfa 15695*01, valide 12 mois. En cas de doute ou de changement, la version complète s’impose.
Le certificat médical est-il obligatoire pour tout renouvellement MDPH ?
Oui, un certificat médical reste obligatoire pour chaque renouvellement de droits auprès de la MDPH. La loi exige ce document pour que l’équipe pluridisciplinaire évalue la situation actuelle. Sans lui, le dossier est incomplet et risque un rejet direct.
Même pour un simple maintien de prestations, la MDPH vérifie que les besoins persistent. L’option simplifiée existe toutefois pour les cas stables, ce qui réduit le travail du médecin et accélère le traitement.
Qui peut bénéficier du certificat médical simplifié pour un renouvellement MDPH ?
Cette version allégée s’adresse aux personnes qui renouvellent des droits existants et dont le handicap n’a pas évolué. Le médecin décide seul si les critères sont remplis, après examen. Cette procédure gagne du temps et limite les consultations longues.
Les 4 conditions obligatoires à remplir simultanément
Le médecin peut utiliser la partie simplifiée uniquement si ces quatre points sont réunis :
- Le même médecin a rempli le dernier certificat envoyé à la MDPH.
- L’état de santé global n’a pas changé depuis la précédente évaluation.
- Les retentissements sur la vie quotidienne restent identiques.
- La prise en charge médicale (traitements, suivi) n’a pas été modifiée.
Pourquoi le même médecin est-il souvent requis ?
La MDPH impose cette règle pour garantir la cohérence des informations. Un médecin déjà familier avec le dossier compare facilement l’évolution. Un changement de praticien oblige souvent à remplir la version complète, avec tous les détails descriptifs.
Que se passe-t-il si une seule condition n’est pas remplie ?
Le médecin doit alors compléter le formulaire intégral, avec descriptions détaillées et éventuels bilans joints. Le dossier reste valide, mais la préparation prend plus de temps et peut nécessiter des examens supplémentaires.
Comment savoir si mon handicap n’a pas évolué depuis le dernier certificat ?
L’évaluation repose sur trois aspects : l’état de santé médical, les impacts quotidiens et le suivi thérapeutique. Par exemple, si les symptômes, les limitations fonctionnelles et les traitements restent les mêmes qu’il y a un an, la situation est considérée stable.
Le médecin pose des questions précises lors de la consultation pour confirmer ces points. En cas de doute, comme une nouvelle douleur ou un changement de médicament, mieux vaut opter pour la version complète afin d’éviter un refus.
Quel formulaire utiliser pour le certificat médical simplifié MDPH ?
Le formulaire unique est le Cerfa 15695*01, téléchargeable sur monparcourshandicap.gouv.fr ou service-public.fr. Il inclut une section dédiée à la version simplifiée en première page.
Le médecin coche les cases correspondantes aux conditions et signe. Aucun autre document spécifique n’est requis pour cette option. La consultation pour un certificat simplifié n’ouvre pas droit à la facturation majorée de 60 euros, réservée aux versions complexes.
La durée de validité du certificat médical MDPH est-elle toujours de 6 mois ?

Non, cette durée est passée à 12 mois depuis avril 2021, par décret officiel. Un certificat daté de moins d’un an reste utilisable pour un renouvellement, à condition que la situation n’ait pas évolué.
Cette mesure réduit les allers-retours du travailleur handicapé chez le médecin. Certaines MDPH départementales rappellent cette règle sur leurs sites pour éviter les erreurs.
Quelles pièces jointes fournir avec le renouvellement MDPH simplifié ?
Même en version simplifiée, le dossier doit comporter plusieurs éléments obligatoires. Voici les principaux documents :
- Le formulaire de demande principal Cerfa 15692*01, rempli avec les prestations souhaitées.
- Une copie recto-verso d’une pièce d’identité valide et d’un justificatif de domicile récent.
- Le certificat médical Cerfa 15695*01, daté de moins de 12 mois.
Le formulaire de demande principal (Cerfa 15692*01) est-il nécessaire ?
Oui, absolument. Il liste les aides demandées et décrit brièvement la situation actuelle. Sans lui, la MDPH ne sait pas quelles prestations examiner.
Faut-il joindre des justificatifs d’identité et de domicile ?
Oui, ces documents sont systématiquement demandés pour vérifier l’identité et la résidence en France. Une carte d’identité, un passeport ou un titre de séjour suffisent, accompagnés d’une facture ou d’un avis d’imposition.
Des bilans complémentaires sont-ils exigés dans la procédure simplifiée ?
Non, pas dans la plupart des cas. Seuls les volets spécifiques pour déficiences auditives ou visuelles restent obligatoires si le handicap concerne ces domaines.
Les autres bilans (psychologiques, ergothérapiques) sont optionnels mais utiles si la situation a légèrement changé.
Comment déposer mon dossier de renouvellement MDPH avec certificat simplifié ?
Deux options principales existent. La plus simple reste la démarche en ligne sur mdphenligne.cnsa.fr, où il suffit de créer un compte, sélectionner « renouvellement » et uploader les fichiers.
Le dépôt papier par courrier recommandé fonctionne aussi, adressé à la MDPH du département de résidence. Les délais de traitement varient entre 4 et 6 mois en moyenne, mais la version simplifiée passe souvent plus vite. Un accusé de réception arrive rapidement en ligne.
Peut-on obtenir des droits à vie ou une durée prolongée grâce à la procédure simplifiée ?
Oui, dans certains cas. Quand le handicap est jugé irréversible et stable (par exemple, taux d’incapacité élevé sans perspective d’amélioration), la CDAPH attribue des droits sans limite de durée, comme l’AAH ou la RQTH à vie. La procédure simplifiée facilite cette décision en confirmant l’absence d’évolution.
